J’ai testé pour vous : Les gorges de la Suissesse !

Arthur, je travaille au Puy depuis bientôt 3 ans ! Je suis un Lyonnais importé en Haute-Loire suite à des opportunités professionnelles ! Je ne connaissais pas la région et depuis, il en faudra beaucoup pour me faire repartir ! Tous ces petits détails qui font que l’on se sent bien ont beaucoup de valeur !

La dimension humaine de ce territoire aux grands paysages à quelque chose d’unique ! On vit à la ville, mais pas trop, on vit à la campagne, mais la proximité des grandes agglos ne nous donne pas le sentiment d’être isolé ! Pour cause, je prends facilement la voiture pour un repas de famille dans les monts du Lyonnais. Bref, ici, tout est plus simple, plus humain, plus chouette à vivre ! Alors, quand je ne vais pas me glisser les pieds sous la table autour d’un bon plat de la mère supérieure, je pars, avec Laricot, crapahuter dans les 4 coins du Velay ! Dernièrement, nous sommes partis découvrir un petit secret bien gardé, les Gorges de la Suissesse, entre Rosières et Yssingeaux.

Vous pouvez être du coin et ne pas trop connaître ! Ce n’est pas la route du travail ! D’ailleurs il n’y a pas de route ! Seulement la trace de l’ancienne voie de chemin de fer qui a laissé sa place à la Via Fluvia ! Profiter de l’histoire pour construire notre futur à tout son sens ici ! Nous n’aurions jamais tracé cette piste si le train n’était pas passé par là ! C’est sauvage, très sauvage ! Les anciens ont souvent dû gratter la montagne, construire des viaducs et des murs de soutènement pour permettre le passage de la Loco ! Ils étaient « loco loco »* les vieux pour avoir des idées pareilles !
Aujourd’hui, plus de rails mais un cheminement à flanc de montagne ! Les grands vides sont protégés par une balustrade piétonne et les « tchou tchou » remplacés par le chant des oiseaux et la mélodie de l’eau en fond de vallée. Je sais, vous trouvez probablement que j’en fais trop mais vraiment…non ! Il y a quelque chose qui se passe ici ! C’est étrange, c’est apaisant, c’est une balade qui vous donnerait envie de boire un thé avec un bouquin au coin d’une cheminée alors qu’il fait 30°C dehors. C’est du « Cocooning au naturel » !

Et c’est pas finit ! La nature a mit, ici, les petits plats dans les grands ! A 300 mètre du village, il faut déjà s’arrêter, poser le vélo ! Un petit sentier part en contre bas et semble remonter le long d’un vallon. On aperçoit, derrière les arbres, des fines crêtes entre le beige et l’ocre, bleutées par endroits, rougeoyante à d’autres. #Louche


En cheminant le long du chemin, on tombe rapidement sur sacré point de vue. C’est donc ça : le ravin de Corboeuf ! On avait souvent vu, sur les bords des routes ou sur le versant des montagnes, des grandes plaques d’argile étranges sans trop savoir ce que ça faisait là mais alors là, c’est vraiment « ouf ! ». Et la question est la même, « Mais c’est quoi ? Qu’est ce que ça fait là ?! C’est pas l’Amérique ici ! ». Bref, si, un peu apparemment !

En reprenant notre Via Fluvia, on continue de s’enfoncer dans ces gorges magnifiques. Y’a quelqu’un qui m’a dit que…plus loin, il y a un passionné qui a retapé un moulin et qui en plus de ça, est passionné de train et qu’il faut aller le voir pour visiter les lieux. Du deux en un, le jackpot ! On arrive donc sur les lieux, on descend en fond de vallée [Oui, un moulin à eau peut difficilement être à 50 mètres au dessus de la rivière…]. Le cheminement est top ! Il y a des petites barrière en bois, c’est bien entretenu, on s’immerge rapidement dans le passé ! Jacques est là. Il connaît tout tout tout sur le moulin, il nous explique pourquoi le nom « Moulin du Pinard », on comprend vite qu’il ne faut pas chercher 12h à 14h ! Bons vivants les Altiligériens ! Après un long travail de restauration, la machine tourne comme à ses plus beaux jours ! Voir tourner un moulin à quelque chose de fascinant ! « Loco loco », je vous le dis ! On adore le temps passé ici, Jacques connaît par ailleurs toute l’aventure du train de la Galoche, il a une grosse loco dans le site et pleins de maquettes. Il raconte l’histoire de ce train, comme un conteur avec son usage et son accident dramatique ! On se dirait presque qu’il faut en faire un film, un blockbuster à la Française, monter à Paris, décrocher un César et conquérir le monde. Parce que oui, une fois que vous êtes dans les gorges de la Suissesse, une fois que vous avez déconnecté, plus le temps passe et plus c’est « loco loco ».

 

 

* « Loco loco » : « Fou fou » en espagnol

Pour le programme détaillé : Suggestion Journée – Du Ravin au Moulin

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